190 millions de clients actifs dont plus de 80 % sont des femmes.
Plus de 10 000 Institutions de MicroFinance (IMF) ou banques commerciales octroient des microcrédits dans le monde.
75 % des femmes dans le monde n’ont pas accès à des prêts bancaires.

Initiée par Muhammad Yunus et sa Grameen Bank dés 1976 au Bangladesh, la microfinance désigne désormais l’offre de services financiers (crédit, épargne, assurances, mobile banking, etc..)...
...aux populations pauvres qui sont exclues du système bancaire traditionnel. Ces populations ne sont généralement pas en mesure d’offrir des garanties (revenus, propriétés) aux institutions financières et bancaires, et se voient donc refuser leurs demandes de crédit.
La microfinance, par l’intermédiaire des Institutions de MicroFinance (IMF) permet donc d’éviter aux exclus du système bancaire de s’adresser à des usuriers, prêteurs particuliers qui pratiquent des taux d’intérêt de 100 à 300 %.
Les microcrédits octroyés sont généralement des petites sommes qui peuvent aller de 30 $ jusqu’à 2 000 $ selon les régions du monde et le type d’IMF concernés. Les prêts octroyés par les IMF peuvent parfois être plus élevés, dans le cas où l’activité professionnelle de l’emprunteur nécessite un gros investissement (achat d’un nouveau véhicule pour un chauffeur de taxi par exemple). Les prêts peuvent être individuels, ou collectifs (banques communales, groupes solidaires, etc…).
Même si les taux d’intérêt pratiqués par les IMF sont nettement inférieurs à ceux imposés par les usuriers, ils peuvent encore apparaître élevés par rapport à ceux des banques dites traditionnelles.
Cependant, ces taux viennent couvrir le coût de transaction des microcrédits (plus élevé que pour des crédits de montants supérieurs) et le coût du suivi et de l’accompagnement de l’emprunteur (visites et/ou rencontres régulières de l’IMF avec l’emprunteur, sessions de formation en comptabilité, en gestion d’un petit commerce).
Par ailleurs, les taux d’intérêt des IMF leur permettent également de pouvoir accéder elles-mêmes à des prêts pour se refinancer et enrichir leurs offres de produits financiers.
Les microcrédits accordés par les IMF permettent à des femmes et des hommes de développer et renforcer leurs Activités Génératrices de Revenus (le plus souvent des micro-entreprises, de vente de fruits et légumes sur les marchés par exemple) et d’améliorer ainsi leur niveau de vie économique.
Ils sont majoritairement octroyés à des femmes, qui présentent de meilleurs taux de recouvrement des crédits (remboursements des prêts) et qui réinvestissent plus systématiquement les revenus au sein du foyer (santé, éducation des enfants, amélioration de l’habitat).
Le terme d’Institution de MicroFinance (IMF) est devenu courant pour désigner tous les types d'institutions officielles ou semi-officielles qui proposent des services de microfinance.
Parmi ces institutions, on compte notamment :
• Les banques : ce sont des sociétés régies par le droit national respectif et qui ont des activités de microfinance importantes (par exemple Banco Solidario en Equateur).
• Les IMF régies par la loi : ce sont des intermédiaires financiers qui sont soumis à la réglementation de l’Etat ou à celle des banques centrales mais ne sont pas des banques (EDPYMES au Pérou, Fondos Financieros Privados en Bolivie).
• Les sociétés de (micro)crédit : ce sont des sociétés non régies par la loi qui sont engagées dans des activités de microfinance (Share Microfin Ltd. en Inde, Cambodian Entrepreneur Building Ltd.)
• Les coopératives de crédit (et d’épargne) et les unions de crédit : des coopératives et unions officiellement enregistrées qui fournissent des services de microfinance à leurs membres (SACCO au Kenya, MACAPF en Bulgarie).
• Les ONG de développement et autres organismes intermédiaires de microfinance à but non lucratif (FADES en Bolivie, CARD aux Philippines, etc.)
Source : Oikocredit
Principale branche de la microfinance, qui consiste à accorder des prêts de montants très faibles à des personnes qui n'ont pas accès à d'autres sources de financement.
A l'origine créé dans les pays du Sud pour favoriser leur développement en encourageant la création de très petites entreprises, le microcrédit existe aujourd'hui également dans les pays développés, où il constitue une réponse au problème de l'exclusion bancaire.
Source : Finansol (www.finansol.org)