En France, 10 à 15 % du PIB est généré par l’emploi social. (Ashoka)
Près de 80 % des entrepreneurs sociaux sont copiés. (Ashoka)
72 % des entrepreneurs sociaux déclarent que trouver des capitaux est leur plus gros challenge.

L’entrepreneuriat social est une notion jeune qui a émergé dans les années 90 des deux côtés de l’Atlantique.
Aux USA, avec notamment la “Social Enterprise Initiative” lancée en 1993 par la Harvard Business School, suivie ensuite par d’autres grandes universités (Columbia, Yale, etc.) et diverses fondations qui mettent sur pied des programmes de formation et de soutien aux entrepreneurs sociaux et aux entreprises sociales.
Source : Institut pour le développement de l’information économique et sociale
L’entrepreneur social est un individu visionnaire, dont l’objectif premier n’est pas de faire du profit mais de créer de la valeur sociale, capable à la fois de saisir et d’exploiter les opportunités qui se présentent à lui, de rassembler les ressources nécessaires à la conduite de sa mission sociale, et de trouver des solutions innovantes aux problèmes sociaux de sa communauté non traités par le système en place. Cela l’amènera à adopter un comportement entrepreneurial inscrit dans des pratiques de gestion traditionnelles.
Source : Définition de l’entrepreneuriat social : Revue de la littérature selon les critères géographique et thématique, Sophie Bacq, Professeur Frank Janssen
L’entrepreneur social concilie donc efficacité économique et utilité sociale, initiative privée et solidarité : lutte contre l’exclusion, création ou maintien d’emplois de qualité, valorisation d’un territoire, garantie d’un juste revenu à des producteurs, création de lien social, etc. Très souvent, ces deux dimensions sont combinées à une troisième, un mode de gouvernance participatif : implication des parties prenantes, rémunération limitée du capital, excédents investis au service du projet, etc.
Dans l’entrepreneuriat social, la réalisation de bénéfices ne constitue donc pas une fin en soi mais un moyen au service d’un projet sociétal.
L'économie sociale est née, au XIXème siècle, de la volonté de replacer l'homme au cœur de l'économie.
Les entreprises de l'économie sociale, qui peuvent appartenir à tout secteur économique, se caractérisent par des statuts particuliers (mutuelles, coopératives, associations et fondations), et des principes communs : liberté d'adhésion, gestion démocratique (un individu, une voix), système spécifique de répartition des gains, primauté de l'homme sur le capital, principes de responsabilité et de solidarité, etc.
Source : Finansol (www.finansol.org)
L'économie solidaire est née progressivement, au cours des dernières décennies du XXème siècle, d'une volonté de retour à l'un des principes fondateurs de l'économie sociale : la solidarité. L'économie solidaire repose donc, comme l'économie sociale, sur la volonté de placer l'homme au cœur de l'économie, mais elle met davantage l'accent sur la réduction des inégalités sociales, et se définit plutôt par la nature des projets que par des statuts.
Source : Finansol (www.finansol.org)
L’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté leur permet d’avoir une place reconnue dans la société. Elle permet également de donner une chance à des personnes isolées, dans une situation de précarité ou ayant rencontré des difficultés dans leur parcours professionnel en les plaçant dans une situation d’échanges avec leur environnement, en favorisant leur retour à l’emploi notamment
Apparues il y a plus de vingt ans, les structures d’insertion par l’activité économique sont nées de la volonté d’aider des personnes connaissant des difficultés d’accès ou de retour à l'emploi.
Aujourd’hui de nombreuses structures existent : Entreprises d'Insertion (EI), Entreprises de Travail Temporaire d'Insertion (ETTI), Associations Intermédiaires (AI), chantiers ou ateliers d'insertion (chantier école) et régies de quartier.
Principale branche de la microfinance, qui consiste à accorder des prêts de montants très faibles à des personnes qui n'ont pas accès à d'autres sources de financement.
A l'origine créé dans les pays du Sud pour favoriser leur développement en encourageant la création de très petites entreprises, le microcrédit existe aujourd'hui également dans les pays développés, où il constitue une réponse au problème de l'exclusion bancaire.
Source : Finansol