Dans les pays en développement, environ 65 millions de femmes entre 20 et 24 ans sont mariées ou en concubinage avant 18 ans.
Trente millions d'entre elles vivent en Asie du Sud (UNICEF, 1987-2005).

C'est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que la pratique du mariage précoce des filles, c'est-à-dire de mineures de moins de 18 ans, est la plus répandue.
Cependant, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans certaines parties de l'Asie, le mariage à la puberté ou peu de temps après est courant chez certaines catégories de population.
Dans les zones de grande pauvreté, le mariage précoce est considéré comme une stratégie de survie économique. En Irak, les mariages précoces augmentent en raison de la pauvreté résultant des sanctions économiques imposées à ce pays. Dans de telles situations, le risque d’exploitation est important. Une récente étude effectuée dans cinq villages défavorisés d’Egypte a montré que des jeunes filles étaient mariées, par l’intermédiaire d’agents, à des hommes beaucoup plus âgés des riches Etats du Moyen Orient.
Plusieurs raisons expliquent pourquoi la tradition des mariages précoces perdure. Dans de nombreux pays, la crainte de l’infection par le VIH a encouragé les hommes à rechercher des “partenaires” de plus en plus jeunes. Le mariage précoce est l’une des façons de s’assurer que les jeunes filles sont ‘protégées’. Dans les zones rurales d’Albanie, les familles encouragent leurs filles à se marier tôt pour éviter le risque d’être kidnappées. En Somalie, déchirée par les conflits, certaines familles ont donné leur fille en mariage à des membres des milices en échange d’une protection accordée à leur enfant aussi bien qu’à elles-mêmes.
De nombreuses adolescentes, contraintes à des mariages précoces, sont victimes de violences domestiques prolongées. En outre, les mariages précoces sont souvent suivis de l’abandon des épouses. Ceci plonge les jeunes filles dans une extrême pauvreté et accroît le risque de les voir entrer dans le commerce du sexe.
Enfin, en terme de santé, si le mariage précoce n’est pas une cause directe de mortalité, il reste l’un des facteurs aggravant les risques de mortalité maternelle et infantile, essentiellement à cause des grossesses prématurées, et les risques d'infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA. Par ailleurs, chaque année, 8 000 jeunes filles développent une fistule (rupture entre la vessie et le vagin qui provoque l’incontinence).
Sources : UNICEF, ONG AVEC
Le viol se définit par un acte sexuel imposé par la force physique ou par la coercition qui inclut une pénétration vaginale, anale ou orale. Ce type de violences sexuelles peut être notamment utilisé comme arme de guerre lors de conflits armés.
Les violences sexuelles constituent une problématique omniprésente d'ampleur mondiale liée à la santé et aux droits humains. Dans certains pays, une femme sur quatre subit des violences sexuelles perpétrées par son conjoint ou partenaire intime. La violence sexuelle a des répercussions à la fois immédiates et durables sur la santé physique et mentale des femmes.
Peuvent être qualifiées de violences sexuelles :
- le viol ou la tentative de viol
- les agressions sexuelles
- l’inceste
- le harcèlement sexuel
- la pédophilie
- les mutilations sexuelles féminines
- et toutes autres formes d’abus physiques sexuels non désirés