Mission solidaire avec Coup de Pouce

Fathia, collaboratrice de Fnac Logistique, nous raconte sa mission à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, où elle a contribué à rénover l’hôpital …

Comment as-tu découvert les congés solidaires et quelles étaient tes motivations pour participer à cette démarche ?

C’est grâce aux informations de la Fondation PPR, relayées par la direction de la Fnac Logistique que j’ai découvert les congés solidaires. J’ai tout de suite été enthousiasmée par cette démarche qui correspond à mon envie d’aider les personnes en grande difficulté, notamment dans des pays en voie de développement. Je me suis donc tournée vers l’association Coup de Pouce qui propose des missions de construction et de rénovation collectives.

Quels ont été tes rapports avec l’association Coup de Pouce ?

L’association m’a suggéré la mission au Burkina Faso, qui correspondait à mes attentes. Avant le départ, j’ai communiqué avec eux par mail et nous nous sommes réunis quatre fois avec les autres volontaires (une dizaine) et le chef de mission. Sur place, l’association organise pour nous le logement, les repas, les transports.

Qu’as-tu pensé de cette mission ?

La mission consistait à rénover le service de chirurgie orthopédique Sourou Sanou de Bobo Dioulasso. Quand nous sommes arrivés, j’ai eu un choc devant l’état de délabrement du centre. Je me suis demandée comment des patients atteints de pathologies graves pouvaient guérir dans ce lieu insalubre. Il s’agissait de réparer les murs délabrés avec du ciment et de l’enduit, puis de les repeindre. Le sol aussi avait bien besoin d’un petit rafraîchissement ! En 15 jours, avec une bonne dose d’entraide et d’huile de coude, nous avons réussi à tenir nos promesses : les locaux étaient comme neufs ! Nous ne voulions surtout pas décevoir la population locale à qui nous venions apporter notre aide…

Rénovation des murs de l'hopital à Bobo Dioulasso Zoom Rénovation des murs de l'hopital à Bobo Dioulasso 

Comment se sont passés tes contacts avec les gens sur place ?

La mission s’est révélée riche en rencontres : tout d’abord avec les autres volontaires français qui participaient, et puis avec les gens du village. Même si ce n’est pas toujours facile de vivre avec des personnes que l’on ne connaît pas, nous avions le même objectif et nous sommes restés soudés jusqu’au bout, et maintenant encore, quelques mois après la mission. Quant aux habitants, ils se demandaient un peu ce que venaient faire « ces Blancs » ! Au début, certains venaient même nous consulter, croyant que nous étions des médecins et des infirmières ! Leur convivialité a tout de suite permis de créer des liens et de travailler dans la bonne humeur.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui se prépare à partir en congés solidaires ?

Si elle décide comme moi de participer à une mission de travaux collectifs, je lui conseille d’abord d’arriver en bonne forme, l’effort physique est important. Ensuite, il faut avoir un certain esprit d’équipe, être prêt à oublier les petites divergences pour travailler dans un objectif commun. En même temps, la présence des locaux permet de se centrer sur l’essentiel : leur donner un « Coup de pouce » pour améliorer leurs conditions de vie.
C’est une belle occasion de dépasser ses soucis personnels pour le bien de tous !

©keringfoundation